CHAPITRE 1 : GÉNÉRALITÉS
1. Introduction aux entités biologiques
Les entités biologiques regroupent l'ensemble des organismes vivants, incluant les plantes, les animaux, les micro-organismes et les écosystèmes dans lesquels ils interagissent. Elles constituent la biodiversité, qui est essentielle au bon fonctionnement des écosystèmes. Cette biodiversité assure des rôles écologiques cruciaux tels que :
La pollinisation,
La régulation du climat,
La purification de l'eau,
La fertilisation des sols,
La production de ressources alimentaires.
Cependant, les activités humaines (déforestation, surexploitation, pollution, changement climatique, urbanisation) exercent une pression croissante sur ces entités biologiques, menaçant la biodiversité et les services écosystémiques. Il est donc crucial de protéger ces entités biologiques pour assurer la durabilité des écosystèmes et le bien-être humain.

2. La biodiversité : Définition et Niveaux
Le terme "biodiversité" est une contraction de "biologie" et "diversité", popularisé dans les années 1980 pour décrire la variété de la vie sur Terre à tous les niveaux.

2.1 Définition de la biodiversité
La biodiversité englobe toutes les formes de vie et leurs interactions. Elle comprend trois niveaux principaux :
Diversité des espèces (spécifique) : variété des espèces vivantes (micro-organismes, plantes, animaux, humains).
–La diversité des espèces (spécifique) :
Cela inclut toutes les espèces vivantes, des micro-organismes aux plantes, aux animaux et aux humains. Chaque espèce joue un rôle unique dans son écosystème.

Diversité génétique : variabilité des gènes au sein d'une même espèce, permettant adaptation et résistance aux maladies.
–La diversité des gènes (génétique) :
Cela se réfère à la variabilité génétique au sein d'une même espèce. Cette diversité permet aux espèces de s'adapter aux changements environnementaux et de résister aux maladies.

Diversité des écosystèmes : variété des habitats (forêts, déserts, océans, rivières) et des interactions écologiques.
–La
diversité des écosystèmes
(écosystémique) :
Cela concerne la variété des habitats, des communautés
biologiques et des processus écologiques dans lesquels les espèces
interagissent. Les écosystèmes peuvent être des forêts, des déserts, des
océans, des rivières, etc.

Les niveaux principaux de la biodiversité

3. Importance de la biodiversité

3.1 Biodiversité et équilibre des écosystèmes
Elle assure la stabilité des écosystèmes.
Elle améliore leur résilience face aux perturbations (changement climatique, catastrophes naturelles).
Exemple : Une forêt diversifiée résiste mieux aux maladies et incendies.

3.2 Fonctionnement des cycles naturels
La biodiversité joue un rôle dans les cycles biogéochimiques (eau, carbone, azote).
Exemple : Les plantes absorbent le CO2 et libèrent de l'oxygène, et les micro-organismes décomposent la matière organique.

3.3 Interdépendance des espèces
Chaînes alimentaires, symbiose, pollinisation.
La disparition d'une espèce peut avoir des effets en cascade.
Exemple : La disparition des abeilles menace la pollinisation et la production agricole.

4. Enjeux actuels
4.1 Changement climatique
Modification des habitats, perturbation des cycles de reproduction.
Risque de déséquilibre écologique majeur.

4.2 Perte de biodiversité


4.3 Destruction des habitats
Urbanisation, agriculture intensive, exploitation des ressources naturelles.
Conséquence : fragmentation des habitats, diminution des populations animales et végétales.


4.4 Pollution


4.5 Surexploitation des ressources
Comment faire face à la surexploitation des eaux souterraines ?
Les eaux souterraines renouvelables constituent des réservoirs alimentés par l’infiltration des eaux de pluie. Elles se distinguent des aquifères fossiles, nappes profondes (de 50 à 2 300 mètres) datant des âges géologiques et déconnectés du cycle de l’eau.
Au gré des évolutions technologiques et, bien souvent, des incitations financières des États, les prélèvements dans les eaux souterraines ont triplé dans le monde ces 50 dernières années. Ils atteignent aujourd’hui 1 000 km3 par an, soit 26 % des prélèvements totaux en eau. Dans son rapport de 2012 sur le sujet, l’ONU a qualifié ce phénomène de véritable « révolution silencieuse ».
L’agriculture est de loin le principal bénéficiaire de cette ressource dont elle utilise 67 %, suivie par l’eau domestique (22 %) et l’industrie (11 %).
NB: Déplétion
Une
déplétion est un épuisement, un
appauvrissement, un tarissement, une déficience ou une
surexploitation, notamment à propos des ressources en
matières premières ou des organismes. Par exemple, le
tarissement d'une nappe est une déplétion
hydrique.
La déplétion est la réduction du nombre ou de la quantité de quelque chose. La couche d'ozone subit une déplétion qui conduit au réchauffement climatique accéléré.
Une déplétion peut survenir à la suite d'une désinfection, d'une stérilisation, d'un traitement germicide, etc.
En hydrologie
En hydrologie, la déplétion est une forme de surexploitation par extraction prolongée d'eau d'une formation aquifère ou d'un réservoir à un taux supérieur au taux de réalimentation. Cela peut aboutir à l'épuisement d'une nappe souterraine, avec une diminution d'une réserve d'eau souterraine ou de l'écoulement d'un cours d'eau ou d'une source alimentés par cette réserve, en raison d'un débit excédant la réalimentation naturelle de la formation aquifère.

Qu’est-ce qu’une coupe à blanc et pourquoi la questionner ?
Cela consiste à récolter d’un seul coup tous les arbres d’un peuplement forestier. Dans le Morvan, ce mode d’exploitation fait l’objet d’intenses débats. Il est désapprouvé par certains, entre autres d’un point de vue paysager. Pour disposer d’un avis scientifique sur les effets des coupes à blanc, le Parc naturel régional du Morvan a déposé une saisine auprès du Conseil scientifique du Parc qui a rendu ses conclusions en 2021. Objectivement, l’idée reçue selon laquelle une forêt devrait rester stable est fausse : mort des arbres, régénération, incendies… transforment naturellement la forêt. La récolte ajoute des contraintes. Pour autant, l’intensification des pratiques n’offre souvent pas toutes les conditions nécessaires à la santé de l’écosystème. Cela impacte négativement la fertilité du sol, les eaux de surface et la biodiversité. Ceci varie avec la nature de la forêt, le cas des forêts anciennes étant différent de celui des plantations récentes sur terre non forestière.
Quels aspects sont problématiques ?
Ils concernent la coupe à blanc en tant que telle, mais aussi la préparation du site qui s’ensuit pour la génération suivante. La récolte de toutes les parties des arbres, de leur tronc jusqu’à leurs branchages, exporte toutes les richesses contenues dans celles-ci. Le sol forestier déjà vulnérable car très pauvre en minéraux, d’ordinaire capable de fonctionner sur la base de réserves réduites, se retrouve ainsi appauvri à l’excès, ce qui compromet la dynamique forestière. L’andainage* ratisse quant à lui toutes les matières fertiles de la surface. Dans les deux cas, le sol ainsi mis à nu s’érode. Le type de machines employées et leur circulation peuvent engendrer un tassement : le sol devient hermétique au transfert des fluides indispensables pour la croissance des plantes.
Que recommander ?
Les coupes à blanc devraient impérativement être exclues dans certains cas de figure, comme dans une pente, en proximité de cours d’eau, ou sur un couloir à vent où la coupe pourrait provoquer des chutes d’arbres sur les zones voisines. Elles ne devraient pas concerner des surfaces supérieures à 1,5 hectare. La récolte devrait se cantonner au bois « fort » et ne pas inclure les menus bois. Un respect des sols devrait être assuré : pas d’engins par temps de pluie, cheminements définis pour limiter le tassement… La récolte avec des câbles mâts représente à ce titre une excellente solution alternative. Il faudrait aussi abandonner la culture de la forêt « propre » : la végétation concurrentielle est très utile, notamment pour que les troncs s’autoélaguent. Pour une exploitation durable, il faut avoir conscience que les plantes recyclent intensément, mais uniquement si la gestion est adaptée au milieu.
4.6 Espèces invasives

Exemple : Cas du Lac Oubeira ( PNEK)
l'empoissonnement du lac Oubeïra en carpes chinoises (comme la carpe herbivore Ctenopharyngodon idella) a pu provoquer un déséquilibre écologique. Ces carpes, introduites souvent pour contrôler la végétation aquatique, consomment de grandes quantités de plantes aquatiques, ce qui entraîne la disparition des herbiers.
Les conséquences écologiques possibles incluent :
- Perte d’habitats : Les herbiers servent de refuge et de zone de reproduction pour de nombreuses espèces de poissons, d’invertébrés et d’oiseaux aquatiques. Leur disparition affecte la biodiversité locale.
- Augmentation de la turbidité : Sans herbiers pour stabiliser les sédiments, l’eau devient plus trouble, réduisant la pénétration de la lumière et affectant la photosynthèse des plantes restantes.
- Changements dans la chaîne alimentaire : La disparition des herbiers modifie la structure trophique du lac, pouvant entraîner la baisse des populations de certaines espèces et la prolifération d’autres, comme certaines algues opportunistes.
- Effet sur la qualité de l’eau : Une réduction de la végétation aquatique peut diminuer la capacité du lac à absorber les nutriments, augmentant ainsi le risque d’eutrophisation.
- Introduction d'espèces exotiques : L’office National de Développement et de Production
Aquacole (ONDPA) a procédé à l’introduction de la carpe dans le cadre d'une opération de
valorisation du lac, sans étude d'impact.
Chronologie d’empoissonnement, espèces et quantités introduites :
- Le 14/06/1985, 3.150.000 alevins ont été balancés dans le lac qui appartiennent aux espèces
suivantes : Aristichthys nobilis, Hypophtalmichthis molitrix et Ctenophraryngodon idella.
- Le 25/04/1986, 3.000.000 alvins de Cyprinus carpio et de Stizstedion lucioperca.
Après l'assèchement de 1990, il restait peu de carpes et un nouvel empoissonnement du lac en
carpes, a eu lieu en 1991 sans l'avis de l'administration du Parc National. Il s'agit de 1.700.000
alevins de deux espèces planctonophages, la carpe argentée et la carpe grande bouche. A
l'heure actuelle le stock est puisé et normalement il n y a plus ou peu de carpes à l'Oubeïra.
(Observation au mois de mars 2002 d’une carpe de 28 kg pêchée à l’Oubeïra).
- En 1990 le Lac à connu un assèchement total probablement dû à un effet conjugué de la
sécheresse des dernières années et au pompage de l’eau.
- Extension de l’agriculture spéculative autour du Lac : Il s'agit de la culture des arachides,
pastèque et melon), nécessitant un pompage pendant la saison d'étiage.
- Déversement des eaux usées : Ces eaux usées Proviennent de l’agglomération du village El
Frine, d'une partie d’El Kala et de la cité Djeffal Torki.


4.7 Déclin des pollinisateurs

Le déclin des pollinisateurs constitue une menace majeure pour la production agricole et la biodiversité. Les insectes pollinisateurs, comme les abeilles, les papillons, les bourdons et certains coléoptères, jouent un rôle essentiel dans la reproduction de nombreuses plantes cultivées et sauvages.
Causes du Déclin des Pollinisateurs
- Utilisation intensive des pesticides : Les néonicotinoïdes et autres insecticides affectent leur système nerveux, réduisant leur capacité d’orientation et leur taux de survie.
- Perte et fragmentation des habitats : L’urbanisation et l’intensification agricole réduisent la disponibilité des fleurs sauvages et des sites de nidification.
- Changement climatique : Il modifie les périodes de floraison et les conditions de vie des pollinisateurs.
- Maladies et parasites : Le varroa (Varroa destructor) est un exemple de parasite dévastateur des abeilles domestiques.
- Monocultures : Elles limitent la diversité des ressources alimentaires pour les pollinisateurs, entraînant des carences nutritionnelles.
Conséquences sur la Production Agricole
- Baisse des rendements : Plus de 75 % des cultures mondiales dépendent partiellement ou totalement des pollinisateurs (pommes, amandes, café, fraises, colza…).
- Qualité des fruits et graines affectée : Une pollinisation insuffisante entraîne des fruits plus petits et déformés.
- Impact économique : La perte des pollinisateurs pourrait coûter plusieurs milliards de dollars par an au secteur agricole mondial.
Solutions Possibles
- Réduction de l’usage des pesticides et promotion de l’agriculture biologique.
- Restauration des habitats naturels et augmentation des surfaces en jachère fleurie.
- Diversification des cultures et introduction de plantes mellifères.
- Protection des espèces sauvages et des ruches domestiques.
4.8 Perte de services écosystémiques
Impact sur la purification de l'eau, la régulation du climat, la fertilité des sols, la pollinisation.

Exemples de services écosystémiques d'approvisionnement, de régulation et culturels fournis par les écosystèmes d'un territoire à des bénéficiaires à différentes échelles
4.9 Inégalités et justice environnementale

4.10 Manque de sensibilisation et d'action politique
Préservation de la biodiversité
Maintien des équilibres écologiques
Conservation des ressources naturelles
Prévention de l'extinction des espèces
Amélioration des connaissances scientifiques
Sensibilisation et éducation environnementale
Valorisation économique et culturelle
Atténuation du changement climatique
Conclusion
La biodiversité est essentielle à la vie sur Terre. Face aux menaces, une gestion durable et une protection efficace sont impératives pour préserver l'équilibre écologique et assurer un avenir viable aux générations futures.